Le nord de la Finlande est peuplé depuis l'Antiquité par les Saamis.
En ce qui concerne le sud, on pense que la côte sud-ouest était originellement peuplée par des tribus germaniques. Des migrations de populations ouraliques, apparentées aux Baltes, s'installant dès les premiers siècles de l'époque chrétienne et se mélangeant aux populations germaniques formèrent le peuple finnois. Ainsi l'étude des groupes sanguins montre que les Finlandais sont aux trois quarts occidentaux (et notamment scandinaves) et pour le reste de type balte.
Les peuples ayant effectués cette migration, issus des régions de la moyenne Volga, sont aussi à l'origine du peuplement de la Hongrie, d'où la ressemblance linguistique des langues finno-ougriennes.
Jusqu'au XIe siècle, la Finlande reste un territoire habité par des tribus peu belliqueuses et sans cohésion politique (ce qui facilita d'ailleurs leur rapide soumission). Trois régions se distinguent : le Sud-Ouest (aux alentours de la future ville de Turku), le Sud (aux alentours de la future Helsinki) et la Carélie. Jusqu'à la christianisation de la Scandinavie, les raids vikings poussent les Finnois à se réfugier à l'intérieur des terres, vivant des ressources des lacs et des forêts.
À l'ouest, les royaumes de Suède et du Danemark existent déjà, et on trouve à l'est la principauté de Novgorod récemment fondée par les Varègues. Dès lors, l'occupation de la Finlande devient un enjeu stratégique pour ces puissances nouvellement chrétiennes (catholiques à l'époque pour la Suède et le Danemark, orthodoxe pour Novgorod). En 1157, la Finlande fut occupée par le roi de Suède Éric IX le Saint.